Peinture
Jocelyne Outrequin
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Présentation
Peindre pour éprouver la capacité de résistance de la peinture. La peinture, rouge, arpente l’espace de la toile, le sillonne, l’éclabousse. Elle s’injecte, circule, se ramifie au gré des humeurs. Elle agglomère ou divise, crée des jonctions, des frôlements. C’est tout un réseau de capillarités qui s’invente, résilles sanguinolentes où la toile prend corps, se trame comme une peau à nu. On peut parler d’un tricotage anatomique où les formes apparues sont moins importantes que les trajets qui les ont générées, où le jeu se situe entre le vide et le plein, le fond et la forme.


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