Nicolas Ghesquiere - A-prioris vue générale
A-prioris vue générale

Peinture

Nicolas Ghesquiere

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Présentation
GhesquiereLa base de mon travail est l’homme. L’homme en lui-même, son apparence mais aussi son comportement, son caractère, ses attitudes et ses réactions dans la vie de tous les jours. Sa façon de vivre et ses relations avec les autres.

Par le biais de portraits d’enfants aux origines différentes (le portrait devient un outil et non une fin en soi), j’essaie de faire prendre conscience que nous naissons tous identiques.

En effet, garcon ou fille, européen, asiatique, ou africain, les différences sont estompées graphiquement afin d’induire le spectateur en erreur et laisser alors parler ses préjugés pour lui.

Cela me permet d’aborder le thème des aprioris dans nos relations et plus particulièrement comment nous regardons l’autre.

Les attitudes féminines sont utilisées dans le but de provoquer une réaction: “ce sont des portraits mais n’y aurait-il pas quelquechose en plus?”

Si on se pose cette question en regardant ces visages, on se rends compte l’espace d’un instant que ce n’est plus nous qui les observons mais eux qui nous observent…

Mais alors à quoi peuvent-ils donc bien penser en nous regardant…
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L'indisciplinaire des arts vivants
n°48 Juillet - Sept., 9€

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DOSSIER : la culture en panne de sens ?

Des fossoyeurs plus ou moins bien intentionnés le proclament sur tous les tons : la politique culturelle française est arrivée en fin de cycle. Les artistes ne savent plus guère quelle place leur réserverait une société qui serait tout entière soumise au règne de la performance et du résultat – alors même que les inégalités sociales et culturelles se creusent. Autant dire que, si les années Sarkozy vont marquer une sérieuse panne budgétaire dans la culture, celle-ci est traversée, en son sein même, par une crise du sens que les gesticulations pseudo consultatives du ministère de la Culture seront loin de suffire à résoudre.