Nora Bee - Compas dans l'oeil
Compas dans l'oeil
©Nora. B, Compas dans l’oeil, oil on canvas, 2004

Peinture

Nora Bee

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Présentation
BeeAmbitieuse et volontaire, Nora. B est autodidacte. A partir de 2000, son investissement dans la création plastique se fait plus intense. Elle commence à exposer ses collages à partir de 2001. Le public admiratif s’est toujours interrogé : ” pourquoi le collage et non la peinture ?”, comme si ces collages devaient être peints sur toile afin d’être plus présents et des œuvres à part entière. C’est peut-être la raison pour laquelle, après s’être consacrée pendant 2 ans au collage, elle s’adonne depuis à la peinture.

L’évidente qualité de son travail de collagiste et son assurance laissaient présager un développement heureux de ses recherches vers une plus grande originalité en tant qu’artiste peintre proche des pigments, de la couleur, de la toile conciliant vigueur du geste, sensibilité et harmonie entre le fond et la forme.

Elle traite la matière avec une autorité surprenante. Ses compositions, claires, lumineuses, zébrées de bleu et maintenant de rouge ocre, s’imposent naturellement. Elles suggèrent le silence - mais c’est pour mieux laisser entendre la parole enfouie dans la peinture.

La matière chez elle est présente, épaisse, vibrante : elle retient la lumière dans sa masse. Habitée de signes, elle est maîtrisée par une sensibilité qui refuse l’esbroufe.
Elle a sa propre sensibilité, sa propre vision, et nécessairement sa propre identité.
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L'indisciplinaire des arts vivants
n°47 Avril - Juin, 9€

Mouvement 47

En marge de la grande exposition Traces du sacré présentée au Centre Pompidou, le numéro 47 consacre son dossier à la présence du sacré et à ses différentes formes d'expressions aujourd'hui, à travers un champ artististique pluridisciplaire, tant occidental qu'extra-occidental : introduit par un texte du philosophe Jean-Luc Nancy, ce dossier permettra de donner la parole à des personnalités et des artistes tels que Jean-Hubert Martin (commissaire de l’exposition 'Les magiciens de la terre' en 1989), Carlotta Ikeda (figure phare de la danse butô), le musicien turc Kudsi Erguner, le saxophoniste Raphël Imbert (auteur d'un très beau disque réunissant Bach et Coltrane). Il se poursuivra en images avec des cartes blanches accordées aux plasticiens Berlinde de Bruyckere et Bruno Perramant, et un portfolio signé Kendell Geers. Également au sommaire de ce numéro : la scène artistique roumaine, des portraits ou entretiens de Tokichi Okada, Myriam Gourfink, Autechre, Steven Stapleton, Cuqui Jerez, Laurent Goldring/Germania Civeira, Bojan Manchev.