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Anne Thomann - Luxe 1842
Luxe 1842
Luxe 1842
20x20 cm
Bijoux
Sally Sohn
2017



- sur demande€ Disponible -

Peinture

Anne Thomann

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Présentation
ThomannCette peinture, qui abstrait, distrait, déplace procède par des prélèvements qui composent, se superposent, effacent, se jouent des repères, détournent, s’amusent des rencontres cellulaires qui flottent dans une densité instable, surprenante.

La présence implicite d’une grille, de lignes autoritaires est parasitée par des méandres biomorphiques, irisés, translucides, libres.
De cette rencontre entre la rigueur et l’exubérance baroque du all-over sont nées des peintures - fenêtres, non pas « ouvertes » sur le monde mais sur des incursions juxtaposées, rythmées par des déplacements incessants, qui sous lignent la composition, sous-tiennent les plans cellulaires
.
Et sans cesse le regard est sollicité par un élément de la représentation, négligeant les autres avant de glisser vers eux.
Les effacements, les prélèvements, les traces sédimentaires se cristallisent alors comme la mémoire d’un pli.
Chacune de ces peintures ne serait-elle donc qu’une représentation d’all-over emboîtés, plus ou moins micro / macroscopiques des all-over entrecoupés de plis qui s’enfoncent dans des mondes hétéromorphes.
Chacune de ces peintures ne serait-elle alors qu’une proposition de déplier ces involutions hétérogènes, une interrogation sur les limites, les nécessités et les mystères de ces plis superposés ?
Saurons-nous aujourd’hui cliquer sur la bonne icône ouvrant la fenêtre qui nous déplie les commencements, qui nous délivre de la saturation. Ou alors ce qui nous est présenté ne nous confronte t-il pas à l’inanité de cette recherche illimitée ?
Ces écrans ne nous seraient-ils destinés qu’en tant que stratagème dérisoire, un labyrinthe esthétique voué à notre perdition.
Que nous dissimulent-ils de non représentable ? Pourquoi nous effacent-ils ce qu’ils semblent exposer ? Images-rideaux voilant l’Icône ?
Pourquoi certaines choisissent-elles le support photographique, réservé à imprimer l’image du réel, sensibilisé ici quelquefois par la seule lumière ou la fluidité d’un médium opalescent ?
L’apparente émergence d’une chose de l’intérieur de la surface est constamment contrariée, renvoyée à une invisibilité, qui sous-vient, qui se souvient, signe d’un monde intérieur non représentable, qui s’étourdit et s’empêtre dans les multiples replis de la matière, de l’organique : l’inséparabilité du corps et de l’âme manifestée par la peinture.

« Le monde entier n’est qu’une virtualité qui n’existe actuellement que dans les plis de l’âme qui l’exprime, l’âme opérant des déplis intérieurs par lesquels elle se donne une représentation du monde incluse ».

Deleuze ? Le Pli ? Ed de Minuit
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Chantal Longeon
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